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Cyriaque BENOIST : Thèse pro HEC: Open Innovation et Achats

Comment mettre en place une approche d’Open Innovation efficace dans une organisation Achats ?

these pro OPEN INNOVATION Cyriaque BENOIST
C’est à cette question que répond la thèse professionnelle de Cyriaque BENOIST, effectuée à HEC, dans le cadre du mastère « Global Sourcing & Supply Chain Management ».

Un français au CES de Las Vegas, pour présenter les « Rollkers », accélérateur de piétons

Publié par Julien BONNET, dans « l’Usine digitale »:

Rollkers, les accélérateurs de piétons veulent convaincre outre-Atlantique © Rollkers

« Derrière ce qui ressemble à des patins à roulettes futuristes, les Rollkers inventés par le Français Paul Chavand sont en réalité des « accélérateurs de marche », donnant l’impression d’être sur un tapis roulant en avancant à 10 km/h. Une innovation de rupture dans la mobilité individuelle selon son créateur, qui s’envole pour le CES de Las Vegas avec l’espoir de séduire grands industriels et investisseurs.

Les Rollkers débarquent au CES de Las Vegas avec la promesse de dérouler un tapis roulant sous vos pieds. Paul Chavand, l’inventeur français de ce qui ressemble à des patins à roulettes futuristes, est en tout cas convaincu du potentiel de sa trouvaille : « les Rollkers représentent une innovation de rupture, du jamais vu dans le domaine de la mobilité individuelle ».

MARCHER À 10 KM/H DE MANIÈRE NATURELLE

Démarré en 2006, ce projet dispose désormais d’un prototype fonctionnel. Moins encombrant qu’un vélo, une trotinette ou un gyropode, les Rollkers permettent à une personne marchant à 5 km/h d’atteindre les 10 km/h de manière naturelle, sans modifier ses habitudes. « N’importe qui peut les utiliser, il suffit de savoir marcher », résume Paul Chavand.

RECHERCHE DE PARTENAIRES INDUSTRIELS

Au CES, le plus gros salon mondial de l’électronique grand public, l’inventeur français veut « déclencher un buzz mondial » autour des Rollkers. Objectifs ? Convaincre un ou plusieurs grands industriels de signer un contrat de licence pour fabriquer et vendre ses « accélérateurs de piétons ». Un constructeur automobile comme Toyota, qui développe déjà des solutions de mobilité individuelle comme le concept FV-2, ou un géant du numérique un peu touche à tout, comme Google, pourraient se montrer intéressés. »

Cyriaque BENOIST

Définition de l’Open Innovation selon Henry CHESBROUGH

L’innovation ouverte (ou innovation distribuée) est le terme promu par Henry Chesbrough (professeur et directeur du Center for Open Innovation à Berkeley), en 2003.  Celui-ci le définit ainsi: « The use of purposive inflows and outflows of knowledge to accelerate internal innovation, and expand the markets for external use of innovation, respectively. Open innovation is a paradigm[1] that assumes that firms can and should use external ideas as well as internal ideas, and internal and external paths to market, as they look to advance their technology”[2].

C’est donc un mode d’innovation basé sur le partage, la coopération entre entreprises, dans un climat d’échanges, d’ouverture et de confiance :

Nous pouvons donc opposer « innovation fermée » à « innovation ouverte », comme deux notions qui illustrent l’évolution, et le changement de paradigme apporté par le concept « d’Open Innovation ».

Les deux schémas suivants, dit de « l’entonnoir troué »,  de Henry Chesbrough,  illustrent le mode innovation fermée versus innovation ouverte, pour permettre leur comparaison respective :

closed versus open inno model

Le haut du schéma représente l’innovation fermée : Les projets de recherche ne sont menés qu’à partir de la connaissance et la technologie interne. Ces projets évoluent vers le marché, certains étant sélectionnés pour aboutir, d’autres étant stoppés, selon un processus linéaire fixe. Cette forme d’innovation est qualifiée de fermée, dans la mesure où il n’y a qu’un chemin possible, pour l’entrée et la sortie du savoir-faire de l’entreprise.

Nous pouvons citer le cas des laboratoires AT&T Bell qui fonctionne selon ce mode. Cela leur a permis de belles découvertes, mais aussi une difficulté reconnue à s’adapter aux marchés des télécoms.

Le deuxième schéma représente l’innovation ouverte. Dans ce mode, les projets peuvent être lancés à partir de technologies internes, ou externes. Les accès de la technologie peuvent se produire à différentes étapes du processus.

De plus, ces projets peuvent atteindre le marché de différents façons : Licences, spin-offs, ou à partir du marketing interne de l’entreprise.

[1] Thomas Kuhn, dans « La structure des révolutions scientifiques », définit un paradigme comme « un systèmes de croyances et de postulats qui créent une vision du monde intégrée, si convaincant qu’on la confond avec la réalité ».

[2] « Open Innovation: The New Imperative for Creating and Profiting from Technology », Henry Chesbrough, Harvard Business School Press, 2003.

Cyriaque BENOIST

Les freins à l’Open Innovation en France

Pour diffuser la culture « open Innovation », le Medef vient de publier un « baromètre » destiné à identifier les freins à son développement en France. L’idée de « l’open innovation» est de « décloisonner l’entreprise » afin d’alimenter la veille, d’innover sur les produits et services, voire de travailler sur des innovations radicales en mettant autour de la table, donneurs d’ordres, PME, clients, fournisseurs, universitaires, voire concurrents. Mais 58 % des entreprises interrogées redoutent le vol ou le détournement de leur propriété intellectuelle.

C’est une méthodologie qui nous vient des pays anglo-saxons et que Medef entend promouvoir auprès des PME : l’open innovation. Adoptée par des grands groupes en France, ce système d’innovation, assez courant dans l’économie numérique, repose non plus seulement sur les laboratoires de recherche classique, les clusters situés dans l’environnement immédiat de l’entreprise ou les acteurs de l’innovation académique, mais inclut également des start-ups et des intervenants aux compétences beaucoup plus éloignés du cœur de métier de l’entreprise comme des designers voire des sociologues et des historiens. Pour diffuser la culture « open Innovation », le Medef vient de publier un « baromètre » destiné à identifier les freins à son développement en France et lance un cycle de travail en 2015 pour ses adhérents.

Selon le baromètre mis en place par le Medef, une entreprise industrielle sur quatre en France seulement, se sent mature sur ce type de sujet. Et surtout les grands groupes. « Dommage », pense Olivier Duverdier le promoteur du projet au Medef, fondateur d’Ecosys Group qui y voit une opportunité notamment pour les PME de collaborer avec les grands groupes sur un mode différent de la relation client-fournisseur.

La peur du vol ou du détournement de propriété intellectuelle

L’idée de « l’open innovation» est de « décloisonner l’entreprise » afin d’alimenter la veille, d’innover sur les produits et services, voire de travailler sur des innovations radicales en mettant autour de la table, donneurs d’ordres, PME, clients, fournisseurs, universitaires, voire concurrents. «L’ancêtre de la méthode l’open innovation en France, ce sont les pôles de compétitivité », explique Olivier Duverdier.

Cet entrepreneur, ancien banquier d’affaires est à l’origine du programme d’open innovation « Cleantech Open » qui rassemble 21 pôles de compétitivité français, des accélérateurs de start-ups, des fonds d’investissement, des industriels et différents experts technologiques ou spécialisés en propriété intellectuelle. L’objectif est de développer des projets portés par des start-ups innovantes.

Mais deux craintes principales freinent le développement de l’open-innovation en France. Selon le baromètre du Medef,

58 % des entreprises interrogées redoutent le vol ou le détournement de leur propriété intellectuelle et 38 % craignent de perdre le contrôle du processus d’innovation.

« N’espérez pas innover avec un grand groupe sur votre cœur d’activité », convient Olivier Duverdier qui conseille aux PME de travailler plutôt sur leurs marchés futurs pour éviter de se faire « cannibaliser » leurs technologies ou leur propriété intellectuelle.

Cyriaque BENOIST

Cyriaque BENOIST: « Innover pour performer ! »

Ce site porte sur les bénéfices de la mise en place d’une démarche « d’open innovation », dans le domaine des achats.

En effet, si savoir négocier reste déterminant pour obtenir de bons prix de la part des fournisseurs, le fait de savoir travailler en amont, dans la créativité, autorise des gains (mutuels) beaucoup plus importants.

Alors comment mettre en place une approche « d’open innovation » dans l’activité Achats de l’entreprise ?

Quelles sont les bonnes pratiques ? Les « success story » les plus pertinentes ?

Nous aborderons ces différents sujets tout au long de ce blog.

Alors, bonne lecture, et merci d’avance pour vos contributions, remarques, commentaires, réactions

A bientôt