Les freins à l’Open Innovation en France

Pour diffuser la culture « open Innovation », le Medef vient de publier un « baromètre » destiné à identifier les freins à son développement en France. L’idée de « l’open innovation» est de « décloisonner l’entreprise » afin d’alimenter la veille, d’innover sur les produits et services, voire de travailler sur des innovations radicales en mettant autour de la table, donneurs d’ordres, PME, clients, fournisseurs, universitaires, voire concurrents. Mais 58 % des entreprises interrogées redoutent le vol ou le détournement de leur propriété intellectuelle.

C’est une méthodologie qui nous vient des pays anglo-saxons et que Medef entend promouvoir auprès des PME : l’open innovation. Adoptée par des grands groupes en France, ce système d’innovation, assez courant dans l’économie numérique, repose non plus seulement sur les laboratoires de recherche classique, les clusters situés dans l’environnement immédiat de l’entreprise ou les acteurs de l’innovation académique, mais inclut également des start-ups et des intervenants aux compétences beaucoup plus éloignés du cœur de métier de l’entreprise comme des designers voire des sociologues et des historiens. Pour diffuser la culture « open Innovation », le Medef vient de publier un « baromètre » destiné à identifier les freins à son développement en France et lance un cycle de travail en 2015 pour ses adhérents.

Selon le baromètre mis en place par le Medef, une entreprise industrielle sur quatre en France seulement, se sent mature sur ce type de sujet. Et surtout les grands groupes. « Dommage », pense Olivier Duverdier le promoteur du projet au Medef, fondateur d’Ecosys Group qui y voit une opportunité notamment pour les PME de collaborer avec les grands groupes sur un mode différent de la relation client-fournisseur.

La peur du vol ou du détournement de propriété intellectuelle

L’idée de « l’open innovation» est de « décloisonner l’entreprise » afin d’alimenter la veille, d’innover sur les produits et services, voire de travailler sur des innovations radicales en mettant autour de la table, donneurs d’ordres, PME, clients, fournisseurs, universitaires, voire concurrents. «L’ancêtre de la méthode l’open innovation en France, ce sont les pôles de compétitivité », explique Olivier Duverdier.

Cet entrepreneur, ancien banquier d’affaires est à l’origine du programme d’open innovation « Cleantech Open » qui rassemble 21 pôles de compétitivité français, des accélérateurs de start-ups, des fonds d’investissement, des industriels et différents experts technologiques ou spécialisés en propriété intellectuelle. L’objectif est de développer des projets portés par des start-ups innovantes.

Mais deux craintes principales freinent le développement de l’open-innovation en France. Selon le baromètre du Medef,

58 % des entreprises interrogées redoutent le vol ou le détournement de leur propriété intellectuelle et 38 % craignent de perdre le contrôle du processus d’innovation.

« N’espérez pas innover avec un grand groupe sur votre cœur d’activité », convient Olivier Duverdier qui conseille aux PME de travailler plutôt sur leurs marchés futurs pour éviter de se faire « cannibaliser » leurs technologies ou leur propriété intellectuelle.

Cyriaque BENOIST

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